>>>>> ... l'arrivée du garde forestier ! (Pierrot vira du jaune au blême.)
Dés que le garde commença à les
sermonner, il se rendit compte qu'il était en train de foncer sur un véritable mur de
mauvaise foi brute, érigé par des personnages au
caractère en
béton armé ! Il décida alors d'
inspecter leur
matériel et commença à s'attarder sur le
fusil de Tchoa :

"Mais dites-moi monsieur, c'est de la chevrotine ça, c'est strictement interdit!"
alors que les autres prirent la parole pour lui,
Tchoa qui était encore
trop jeune pour avoir son propre matériel de chasse, se tourna vers
Pierrot, l'air apeuré, et lui murmura :
"Pitin Pierrot, qu'est-ce que t'as foutu dans le fusil que tu m'as passé ?"
Pierrot fit un
clin d'oeil à
Tchoa, et s'adressa au garde qui avait déjà commencé à établir un
procès-verbal :

"Pitin Ernest, fais pas le con, tu me connais pas mais je te connais. En fait, je connais bien ton père le berger, je suis un ami à lui !"
"Et l'amende est trop chère, tu te rends pas compte, c'est le prix d'un mouton!" continua l'ancien
"Oui oui, le prix d'un mouton, le prix d'un mouton!" reprenaient les autres, qui commençaient à entourer physiquement le garde d'une manière inquiétante !

Et ça
tchatchait, et ça
rouspétait, et ça
éclatait de rire, tant et si bien qu'il fallut probablement tout son
sang-froid au
garde pour ne pas
craquer nerveusement ! Le
summum de l'excitation fut peut-être atteint au moment où
Ricou , certainement trop
échaudé par l'
alcool, murmura à l'oreille de
Tchoa :
"Décale-toi, j'y en mets une... décale-toi, j'y en mets une je le couche !"
Heureusement que
Pierrot accomplit ce jour-là un véritable
record mondial de
diplomatie tout-terrain, en parvenant non seulement à
calmer ses troupes, mais aussi à
sympathiser avec le
brave garde qui était sans doute tombé
sous le charme de ces
Gaulois pas comme les autres... P.S: Je tiens ici à faire remarquer que cette histoire est d'autant plus incroyable qu'elle est peu représentative du comportement des personnes citées.
A noter aussi que c'était bien avant que Ricou soit policier à Biot...